Photo : © Musée Soulages / Ville de Rodez – CC BY-SA 3.0 ».
En janvier 1979 alors qu'il est face à une toile où le Noir a tout envahi, il se sent dans une impasse.
Il quitte son atelier pour aller dormir. A son retour, il remarque de la lumière se reflétant sur la matière noire. C'est l'aboutissement de sa quête du clair-obscur. Dès lors, la lumière est à la fois son matériau et son outil. Il fait jouer la lumière sur la matière noire avec des reflets changeant selon la densité de la matière, la structure, le rythme, la position du public ou la localisation d'un tableau aux formats gigantesques. Le noir devient medium de la lumière.
"Le Noir est la couleur des origines. Ne dit-on pas voir le jour ?" dit-il. C'est dans l'au-delà du noir, qu'il trouve un dialogue entre surface, la peinture, et le champs mental du peintre, pour atteindre la poésie de la marière. L'art se situe ici, au delà poétique de la matière, dans ce lieu indicible, sacré cet ommun à tou.te.s.
En 2004, il abandonne le support fragile du papier : l'Outrenoir et ses densités de matière obligent l'utilisation de toiles solides. Il meurt en 2022, âgé de 102 ans. Sa femme, Colette, 104 ans, s'est impliquée dans l'organisation de l'exposition.
"Soulages, une autre lumière" : cette exposition présente 130 peintures sur papier dont 30 inédites au Musée du Luxembourg du peintre de l'Outre-noir, penseur du clair-obscur et de la pénombre.